On parle d’économie numérique, un ministère y est dédié. On n’applaudit l’ingéniosité des jeunes qui transforment leurs téléphones en studio. On parle même des influenceurs à grande audience.
Pendant ce temps, la monétisation légale reste encore impossible pour les créateurs de contenus vivant en Guinée.
Pourtant, les plateformes comme Facebook, YouTube, Tiktok génèrent de nombreuses ressources grâce aux audiences guinéennes, mais ceux qui les font vivre n’en tirent aucun profit directement.

Comment expliquer qu’une jeunesse hyper connectée, inventive, visible sur toutes les plateformes, reste exclue d’un système économique dont elle est pourtant l’un des piliers ?
Cette triste réalité s’explique par une combinaison de choix économiques, de contraintes techniques et parfois même d’indifférence stratégique.
Les plateformes priorisent les marchés où le pouvoir d’achat est fort et où la publicité locale est abondante.
Elles investissent d’abord là où l’infrastructure bancaire est bien intégrée aux standards internationaux.
Elles choisissent des pays où la réglementation autour du numérique est claire, où les mécanismes fiscaux sont maîtrisés, où les circuits de paiement sont fiables.
En un mot, elles vont là où le risque est faible et le retour sur investissement immédiat.
Pour la Guinée, les conséquences sont profondes. L’économie créative peine à se structurer.
Les talents multiplient les efforts, mais ne peuvent pas vivre de leur audience.
Beaucoup finissent par se tourner vers la diaspora ou rêvent de s’expatrier pour avoir enfin accès à la monétisation.
On assiste à une véritable fuite des talents numériques : les idées naissent ici, mais les revenus partent ailleurs. Les inégalités entre créateurs du Nord et du Sud se renforcent.
À nombre de vues égal, le créateur européen ou américain gagne sa vie ; le créateur guinéen, lui, n’a que la satisfaction morale. C’est mon CAS
Cette absence de monétisation influence même le type de contenus produits. Certains créateurs s’éloignent de leurs réalités locales pour viser un public extérieur plus rentable.
Le pays perd alors une partie de sa narration, de ses voix, de ses chroniques visuelles. Et cela touche aussi l’État, qui passe à côté d’un secteur capable de créer des emplois, d’attirer des investissements et de générer une nouvelle forme de fiscalité.
Ousmane BANGOURA, Créateur de contenu, community manager, journaliste

























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