La tension politique reste vive en Guinée. Dans une déclaration rendue publique ce mardi 20 janvier 2026, les Forces vives de Guinée (FVG) ont exprimé leur vive indignation face à la poursuite des enlèvements et disparitions forcées visant des citoyens engagés pour la démocratie.
Une situation que la coalition d’organisations politiques et de la société civile assimile à une dérive autoritaire inquiétante du régime de transition. « Les Forces Vives de Guinée constatent avec indignation la poursuite des enlèvements suivis de disparitions forcées de citoyens pro-démocratie en Guinée. »
Selon les FVG, les derniers cas recensés concernent Madame Néné Oussou Diallo, responsable de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) et mère de famille, ainsi que Sékou Camara, fils de Facinet Camara, enlevé en raison de l’engagement politique de son père. Des actes que la coalition juge ciblés et destinés à instaurer un climat de peur.
« Ces pratiques, issues des époques les plus sombres de l’histoire de la Guinée, sont devenues le seul moyen pour la junte dirigée par Mamadi Doumbouya de faire taire tous les patriotes opposés à la confiscation du pouvoir et des libertés publiques. »
Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte déjà marqué par plusieurs disparitions restées sans suite. Plus d’une demi-douzaine de figures pro-démocratie sont portées disparues, parmi lesquelles les activistes Foniké Menguè et Billo Bah, introuvables depuis le 9 juillet 2024. À cette liste s’ajoutent le journaliste Habib Marouane Camara, l’ancien secrétaire général des Mines Saadou Nimaga, le père du journaliste Babila Kéita, ainsi que les enfants de l’artiste engagé Elie Kamano.
Pour les Forces vives, ces enlèvements traduisent une perte de repères du pouvoir en place et une volonté manifeste d’étouffer toute voix dissidente. « Les Forces Vives de Guinée condamnent fermement cette imposture et ces actes barbares perpétrés par une junte illégitime et en perte de repères. »
La coalition affirme apporter son soutien total aux personnes enlevées, à leurs familles ainsi qu’à l’UFDG, tout en réaffirmant sa détermination à poursuivre le combat pour les libertés publiques. « Les Forces Vives tiennent à rassurer le peuple souverain de Guinée qu’elles useront de tous les moyens pour le rétablissement des libertés publiques et de la démocratie en Guinée. »
Alors que la transition guinéenne est déjà critiquée pour ses lenteurs et ses zones d’ombre, cette nouvelle série de dénonciations ravive les inquiétudes nationales et internationales sur le respect des droits humains et l’avenir démocratique du pays.

























![Cellou Dalein Diallo : "On ne veut pas de mascarade électorale, on veut des élections libres et transparentes [•••]" Depuis l’étranger, Cellou Dalein Diallo s’est adressé samedi aux militants et sympathisants de l’UFDG par visioconférence, à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti, tenue au siège national à la Minière, dans la commune de Dixinn à Conakry. Exilé depuis plusieurs années, le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment la question du retour à l’ordre constitutionnel, le mémorandum controversé signé par certains secrétaires fédéraux de la Forêt et de la Haute-Guinée, ainsi que les récents rapprochements de certains cadres du parti avec les autorités de la transition, un comportement qui a conduit à leur éviction de leurs postes de responsabilité. Découvrez l’intégralité de son intervention.](https://authentiqueinfo.com/wp-content/uploads/2025/04/Cellou-Dalein-Diallo1-120x86.jpg)




